lundi 7 décembre 2020

Les fêtes en sécurité pour votre animal de compagnie

En cette période des fêtes plutôt particulière cette année, peut-être aurez-vous le goût d’égayer plus que jamais ce moment de l’année pour pallier au manque de magie liée à cette absence de rencontres familiales qui donnent normalement de la couleur à ces réjouissances. Cependant, malgré toutes ces bonnes intentions de vouloir rendre ces fêtes agréables dans les circonstances actuelles, prenez soin de penser aux conséquences sur votre petit compagnon favori. En voici donc un rappel. 


Friandises : Bien que le chocolat et les fruits séchés fassent partie intégrante des gâteaux et gâteries des Fêtes, prenez soin de tenir votre petit animal loin du chocolat, des noix de macadam, des raisins frais ou secs et de certaines pâtisseries contenant des édulcorants ( xylitol ). Notez que le xylitol peut aussi être contenu dans le beurre d’arachides et, comme vous le savez, plusieurs chiens en sont friands! Cet édulcorant peut entraîner une insuffisance hépatique chez votre compagnon. 

Décorations : Il est attrayant pour un animal enjoué de grimper dans l’arbre, prendre vos décorations de verre pour des jouets et croquer les fils électriques; idéalement, sécurisez solidement votre arbre à sa base, éviter les décorations fragiles et camoufler vos fils électriques. Fixer adéquatement vos couronnes et autres décorations. 

Déchets : Disposez de vos ordures au fur et à mesure pour éviter les tentations d’une carcasse de dinde ou d’un ruban d’emballage qui peuvent causer obstruction au niveau de l’estomac ou de l’intestin de votre ami. 

Feux : Les feux de foyer et les bougies sont bien jolis, mais peuvent faire des ravages en un simple coup de queue ou de patte. Tenez votre animal de compagnies loin de ces risques de brûlures ou d’incendies. 

Plantes de saison : Certaines plantes de saison telles l’amaryllis, le gui, le houx, l’if japonais, le poinsettia, bien que complétant magnifiquement le décor, détiennent des effets toxiques pour votre animal. Ces végétaux entraînent surtout des inconforts digestifs ( nausées, vomissements, diarrhées notamment ); l’if peut, quant à lui provoquer des problèmes cardiaques. Gardez-les donc hors de portée de vos petits protégés. 

Nourriture : Bien que ce soit le temps des fêtes pour tous, ne pliez pas aux demandes de votre compagnon pour l’obtention de quelques restes de tables. Les excès de gras peuvent être nocifs pour les organes de digestions de ce dernier et les os sont déconseillés puisqu’ils peuvent créer obstruction au niveau du système digestif. Quant aux boissons alcoolisées, les garder hors de portée. Une gorgée de ces attrayants punchs alcoolisés entraîne une dépression du système nerveux qui peut aller jusqu’au coma et décès de votre bien-aimé. Il faut avouer que les fêtes 2020 ne se porteront pas aux grandes festivités et il y aura moins de risques de ce côté, mais mieux vaut prévenir. 

Guirlandes et rubans : Les chats, petits et grands, aiment bien jouer avec tout ce qui est linéaire pour finir par avaler le fameux jouet improvisé. Cet écart oblige normalement une visite chez votre vétérinaire et une intervention chirurgicale afin de retirer le corps étranger de l’intestin de votre ami. Si possible, éviter l’accès à de telles décorations ou les omettre de vos sapins et couronnes. 
Additifs: Si vous avez un sapin naturel, vos petits animaux boiront certainement dans l’eau de ce dernier, éviter d’y ajouter des additifs chimiques nocifs. 

Porte : La porte ne s’ouvrira probablement pas sur des invités cette année, mais possiblement sur quelques livreurs de cadeaux ou nourriture arrivant à l’improviste, tenez votre petit compagnon loin de cette dernière afin d’éviter de le perde la veille de Noël et, ainsi, faire en sorte que le cadeau livré devienne une catastrophe plutôt qu’une source de joie! 

Nous souhaitons que ces petits rappels vous aident à passer un merveilleux Noël avec vos amis fidèles. Nous espérons qu’ils mettent de la joie longtemps au cœur de vos foyers! 

L’équipe de la clinique vétérinaire Rosemère.

dimanche 15 mars 2020

COVID-19: POUR DÉBUTER L’ANNÉE EN SÉCURITÉ

Mise-à-jour, le 3 janvier 2021 - Chers clients, afin de mettre l’épaule à la roue pour contrecarrer cette pandémie qui semble sans relâche, nous débutons l’année en resserrant nos précautions. Le but de cette prise d’action est d’abord et avant tout de protéger votre santé et celle de notre équipe afin de pouvoir demeurer continuellement présents pour vous dans un climat sécuritaire pour tous. 

Voici donc nos nouvelles procédures : 
  1. La prise de rendez-vous est essentielle afin d’éviter un embouteillage dans le stationnement de la clinique. S’il vous plaît, nous contacter au 450 621-2700. 
  2. À votre arrivée à la clinique (10 minutes à l’avance si possible), veuillez nous appeler s’il vous plaît. Nous prendrons l’histoire de votre petit animal et veillerons à bien noter vos besoins et les siens. 
  3. Seuls nos petits patients seront admis dans la clinique. Nous prendrons bien soin d’eux et ferons les examens qui s’imposent. Nous vous donnerons, par la suite, un compte-rendu détaillé de l’état de santé de votre compagne ou compagnon et déciderons avec vous de la marche à suivre. 
  4. Lorsque les plans de traitements ou de prévention seront confirmés auprès de vous, un membre de notre personnel vous appellera afin de régler la facture à distance. 
  5. Nous vous reconduirons ensuite votre petit animal de compagnie ainsi que tout le nécessaire pour prendre bien soin de lui. 
  6. Concernant les rendez-vous de chirurgie, nous privilégierons une entrée la veille de l’intervention, ce qui permettra de diminuer la circulation matinale à la clinique. 
  7. En ce qui a trait aux prescriptions et à la nourriture, veuillez nous appeler ou nous contacter par courriel (info@veterinairerosemere.com) 24 heures d’avance afin que nous puissions préparer le tout et, ainsi, vous éviter toute attente. Nous vous contacterons lorsque votre commande sera prête. 
  8. Mesure d’exception: comme nous sommes conscients que nos petits patients sont des membres de la famille à part entière, nous savons que la présence d’un être aimé est essentielle pour leur dernier repos. Nous accepterons donc qu’un propriétaire soit présent lors d’euthanasie. 
  9. Afin de respecter les nouvelles mesures de confinement du gouvernement et le couvre-feu ayant été décrété, nous fermerons à 18H plutôt que 20H du 11 janvier au 8 février prochain.
Nous sommes conscients que ces procédures sont un peu plus contraignantes pour vous mais, avec l’augmentation des cas de COVID actuellement, nous désirons prendre les mesures nécessaires en cette période où nous sommes toujours en zone rouge. Selon les changements de situation, nous adapterons nos manières de faire. Nous vous convions donc à surveiller les publications sur notre site internet et notre page Facebook. 

Merci de votre compréhension. 

En cette nouvelle année 2021, nous souhaitons de la santé à vous, vos proches et vos petits protégés! 

Toute l’équipe de la clinique vétérinaire Rosemère. 

lundi 13 janvier 2020

Bonne année!

Bonne Année 2020 de la part de la Clinique vétérinaire Rosemère!


Toute l’équipe de la Clinique vétérinaire Rosemère tient à vous transmettre tous ses meilleurs vœux pour 2020.


En cette nouvelle décennie qui s’annonce, nous désirons vous faire part qu’un nouveau visage est désormais à la tête de la clinique: Docteure Nathalie Bousquet, depuis le 1er janvier 2020, a pris la relève de la Docteure Joanne Corbeil. Auprès des Docteures Hélène Corbeil et Caroline Gagnon, Docteure Bousquet se fera un plaisir de vous accueillir avec vos petits protégés au cœur d’une pratique qui désire demeurer près des gens et dévouée au bien-être de vos compagnons à quatre pattes.  

Nous tenons à remercier Docteure Joanne Corbeil pour son dévouement pendant ces nombreuses années au cœur de l’établissement. Elle s’est investie corps et âme pour offrir les meilleurs soins pour vos animaux de compagnie et c’est dans cette optique que nous souhaitons poursuivre son œuvre.  

Plusieurs événements seront au rendez-vous au cours des prochains mois à la Clinique vétérinaire Rosemère, nous vous convions donc à demeurer à l’affût sur notre page Facebook et au sein de différentes publicités qui seront publiées.  

Au plaisir de vous rencontrer avec vos petits protégés!

Que la santé soit au rendez-vous pour 2020!

Toute l’équipe de la Clinique vétérinaire Rosemère.

lundi 23 septembre 2019

Les professions de médecins vétérinaires et de techniciens(nes) en santé animale

Le vétérinaire c'est le médecin des animaux, bien sûr, mais être vétérinaire c'est aussi être le chirurgien, le dermatologue, l'ophtalmologiste, le dentiste, l'orthopédiste, le cardiologue, l'anesthésiste, le pharmacien, etc… et même le psychologue des animaux.

La formation, à la faculté de médecine vétérinaire de l'université de Montréal à St-Hyacinthe, implique l'étude de tous les animaux. Les petits tels que les chiens, chats, furets, lapins, hamsters etc… et les plus gros tels que les vaches, chevaux, porcs, moutons etc…

Pour former un vétérinaire "généraliste" il faut 5 années universitaires à temps plein précédées d'un diplôme d'études collégiales en science de la nature (DEC). Certains poursuivront même ces longues études pour approfondir un domaine en particulier et deviendront des "spécialistes" vétérinaires.

On compare souvent le travail du médecin vétérinaire à celui du pédiatre qui soigne les petits enfants. En effet, les animaux manifestent leurs douleurs ou malaises mais ne l'expriment pas avec des mots, tout comme les bébés humains. Ce qui parfois peut compliquer la tâche du vétérinaire au moment du diagnostic.

On prétend aussi que diagnostiquer une maladie chez un animal est une véritable enquête policière. On examine, on évalue, on fait référence à nos connaissances, on cherche des indices, on fait des tests et finalement, parfois par élimination, on avance des hypothèses. De la plus probable, à la moins évidente ou à la plus rare, c'est ce qu'on appelle le diagnostic différentiel. Et puis, on conseille, on explique, on recommande aux propriétaires des animaux, les meilleures choses possibles pour leur petites bêtes adorées.

Travailler avec des animaux demande de la patience et de la prudence. Ils peuvent être souffrant ou avoir peur et donc réagir en conséquence. Pour examiner et soigner un animal en toute sécurité et efficacement, le vétérinaire est épaulé par son assistant(e), le(la) technicien(ne) en santé animale.

L'équivalent de l'infirmier(e) en médecine humaine, le(la) technicien(ne) aide à la contention des animaux, effectue les prélèvements sanguins, urinaires ou autres et procède aux analyses de laboratoire.

La formation d'un(e) technicien(ne) en santé animale est de 3 années collégiales. Alors que la médecine vétérinaire ne se donne qu'à la faculté de médecine vétérinaire à St-Hyacinthe, le DEC en santé animale est offert dans plusieurs CEGEP au Québec.

Le (la) technicien(ne) a aussi un rôle important au niveau de l'information de la clientèle. Il (elle) est apte à répondre à de nombreuses questions sur la santé, le comportement, l'alimentation et l'hygiène des animaux. Leurs conseils sont pertinents et appréciés des propriétaires d'animaux.

Le (la) technicien(ne) est un(e) assistant(e) essentiel(le) au moment des chirurgies. Il (elle) font la surveillance de  l'anesthésie à l'aide des différents moniteurs, s'occupe de la stérilisation des instruments chirurgicaux et supervise le réveil du patient, entre autres tâches.

Le (la) technicien(ne) voit aussi à l'entretien des divers appareils de laboratoire de la clinique. 

Les professions de vétérinaires et de techniciens(nes) en santé animale sont des métiers extrêmement stimulants. Jamais 2 journées ne sont exactement semblables. Chaque visite d'un animal est unique. Certains de nos patients sont exubérants et enjoués malgré leur problème, d'autres sont craintifs, d'autres encore sont faibles et souffrants. Mais il n'y a rien de plus valorisant pour toute l'équipe d'une clinique vétérinaire que de voir se rétablir un animal grâce à nos soins. La gratitude des propriétaires qui reconnaissent nos efforts et notre amour de la médecine vétérinaire est notre plus grande récompense!

par Joanne Corbeil, dmv, CCRP

lundi 25 mars 2019

Maladies transmises par les tiques et moustiques


Avec la belle saison, nous arrive comme à chaque année, le moustique, notre fameux maringouin et sa non moins  désagréable collègue, la tique.  Outre que ces deux affreux nous empoisonnent la vie estivale c’est surtout à cause de leur rôle de transporteurs de bactéries et de parasites qu’il faut s’en inquiéter.

La maladie du ver du cœur est transmise par un moustique qui s’est infecté en piquant un chien atteint.  Il transporte les larves avec lui et les injecte à un autre animal au moment de sa piqure.  Les larves deviennent adultes et finissent par envahir le cœur et les artères du chien.  Ces vers adultes se reproduisent  et les femelles libèrent de nouveaux microfilaires (bébés vers)  dans son sang.  Alors si un autre moustique pique ce chien, le cycle recommence. 

Même si au départ le chien infecté ne manifeste pas de symptôme,  cette accumulation de vers dans le cœur peut mener à une insuffisance cardiaque et à la mort.

La maladie de Lyme est causée par une bactérie transportée cette fois par une tique.  La tique porteuse qui mord un animal lui transmet la maladie.  Les symptômes de cette maladie sont de la fièvre, une perte d’appétit et des boiteries avec enflures des articulations.  La maladie peut évoluer vers une atteinte des reins et être mortelle.

Heureusement, ces deux terribles maladies peuvent être détectées et si traitées rapidement, les chances de rétablissement sont excellentes. Un simple test avec quelques gouttes de sang nous donne un résultat rapide. 

Dans le cas de la maladie du ver du cœur une médication préventive donnée une fois par mois durant la période à risque (été et automne au Québec) est possible.

Agissez de concert avec nous pour détecter rapidement une infection car une intervention précoce est essentielle à la bonne santé de votre animal. Ainsi, si  votre chien a été exposé à ces maladies nous pourrons rapidement mettre en place un traitement. 

lundi 15 octobre 2018

Réflexions vétérinaires au sujet du cannabis

La légalisation du cannabis nous oblige, en tant que vétérinaires, à réfléchir à 2 aspects de la question.



Question #1 - Est-ce que le cannabis médicinal peut être utilisé en médecine vétérinaire?

La possibilité de l’usage du cannabis médicinal chez les animaux suscite l’intérêt de la profession vétérinaire et des propriétaires d’animaux. En médecine humaine le cannabis est utilisé comme antibactérien, antioxydant, pour le traitement de l’anxiété, le soulagement de la douleur et pour combattre les nausées, vomissements et démangeaisons. Il peut donc être prescrit dans le cas de  certains cancers, lors de chimiothérapie, dans les cas d’arthrose, d’épilepsie et de certaines maladies inflammatoires intestinales.

Poser l’hypothèse que le cannabis peut être utilisé chez les animaux pour les mêmes conditions et avec les mêmes effets, c’est faire un raccourci dangereux. On ne peut pas extrapoler en pharmacologie animale à partir d’études sur les humains.

En médecine vétérinaire, nous savons qu’il y a beaucoup de médicaments qui ne conviennent pas à une espèce animale alors qu’ils fonctionnent très bien dans le cas d’une autre. Qu’une même molécule ne sera pas efficace à la même dose chez le chat et le chien par exemple. Qu’un médicament anodin chez l’humain peut être risqué chez nos petits animaux. Citons le cas de notre très efficace acétaminophène, qui peut faire mourir un chat et rendre un chien très malade, voire le tuer dépassé un certain dosage.

Pour obtenir l’approbation ou l’homologation d’une molécule par la direction des médicaments vétérinaires, les compagnies pharmaceutiques doivent démontrer au moyen d’études que celle-ci est sécuritaire et efficace dans telles conditions et à telles doses.

L’usage médical du cannabis a peu été le sujet de recherches sérieuses et d’études probantes sur son efficacité dans le traitement chez les animaux. Le fait que le cannabis est illégal rend ces études plus complexes à réaliser. Maintenant qu’il deviendra légal au Canada, on peut espérer que cette situation changera et que bientôt nous aurons à notre disposition des faits objectifs appuyant l’usage (ou le non-usage) du cannabis chez l’animal et dans quelles conditions particulières et à quels dosages bien précis.

D’ici là, les vétérinaires québécois n’ont aucune façon légale et éthique de le prescrire. 

Question #2 - La légalisation du cannabis augmentera-t-elle les intoxications chez les petits animaux de compagnie?

Les états américains où le cannabis a été légalisé ont vu leurs statistiques  de cas d’intoxications augmenter.

L’accès accidentel au cannabis, surtout s’il est dissimulé dans une nourriture comme un biscuit ou un muffin, sera facilité. De même que l’exposition à la fumée secondaire sera possible dans les demeures québécoises.

Par contre, les propriétaires seront peut-être davantage à l’aise de le déclarer à leur vétérinaire lors de l’examen de leur animal.

Le danger d’intoxication peut aussi survenir si un propriétaire tente de « soigner » son animal avec du cannabis, surtout s’il s’agit de cannabis récréatif, plus élevé en THC.

En tant que vétérinaire, on ne peut que mettre en garde contre  cette pratique abusive. Car bien que l’intoxication au cannabis soit rarement mortelle, elle entraîne des symptômes désagréables pour l’animal et des risques pour sa santé.

Les signes cliniques de l’intoxication sont d’abord neurologiques :

Perte d’équilibre, désorientation, hyperesthésie (réaction exagérée à un stimulus normal), léthargie ou hyperactivité, vocalisations, dilatation des pupilles, hyper ou hypothermie, perte de conscience, coma et plus rarement la mort.

Il peut y avoir aussi vomissements, incontinence, bradycardie ou tachycardie (fréquence cardiaque trop lente ou trop rapide).

Les signes peuvent mettre de 5 à 30 minutes à apparaître, mais durer de 18 à 72 heures. 

Les cas les plus sévères peuvent nécessiter des soins de support médicaux.  Selon l’âge et l’état de l’animal, cela peut entraîner des complications et des risques pour sa santé.

Si cette nouvelle disposition légale du cannabis entraîne son lot de questionnements aux politiciens, policiers, éducateurs et médecins humains, nous, les vétérinaires, avons aussi à nous pencher sur ce dossier afin de bien répondre à notre clientèle, mais surtout, afin de bien soigner nos patients.


Sources : 
Veterinary Practice news Canada, vol 1, no 1, sept 2018, 
Le Vétérinarius la revue de l’OMVQ, vol 34, no 4, automne 2018 
Blackwell’s Five minute Consult Clinical Companion: Small Animal Toxicology, second ed. 2016 



mercredi 6 juin 2018

L’exercice physique, bon aussi pour les petits animaux

Les animaux ont eux aussi besoin de faire de l’exercice, car l’immobilisation ou le non-usage du corps entraîne des effets négatifs sur les tissus. Les muscles s’atrophient. Les ligaments et tendons deviennent plus raides et perdent de leur élasticité. Les os peuvent devenir plus faibles et plus cassants. Les articulations sont moins souples et leur amplitude de flexion et d’extension est plus petite. Les cartilages s’amincissent et absorbent moins bien les chocs.  L’endurance cardio-respiratoire diminue.

Faire de l’exercice quotidiennement protège de ces méfaits.  Mais que considère-t-on comme étant de l’exercice chez les petits animaux?

Crédit photo : Marcus Benedix sur Unsplash
Si une marche de 30 minutes par jour est reconnue comme un exercice modéré chez l’humain, pour un chien il ne s’agit que d’une dépense énergétique minime.

Comparons nos deux métabolismes, humain et canin, à ceux d’animaux sauvages dont nous sommes génétiquement proches, soit le singe pour l’humain et le loup pour le chien. 

Dans la nature, pour se nourrir les loups doivent chasser et courir de longues distances.  Leur organisme est conçu en conséquence. Même si l’exercice est très exigeant, leur métabolisme peut le tolérer sans s’amaigrir ou s’affaiblir. S’il fallait qu’un loup maigrisse dès qu’il se met à courir, l’espèce ne serait pas viable. 


Les singes au contraire se déplacent lentement pour se nourrir. Il cueille des fruits et des noix, ce qui est l’essentiel de leur diète. Donc le métabolisme d’un singe (ou d’un humain) qui se met à marcher rapidement ou à courir tous les jours va réagir en brûlant des calories. Pour un primate (grand singe, orang-outang, gorille, humain), il s’agira d’un exercice digne de ce nom. Mais pour un canidé, c’est beaucoup moins le cas. 

Lorsqu’il marche, le chien ne dépense pas beaucoup d’énergie, son poids étant porté par ses quatre  membres. Et l’amplitude de l’enjambée nécessaire au déplacement n’est pas maximale. Le trot et bien sûr le galop à la course sont des allures bien plus efficaces et considérées comme de « vrais exercices ».  

Par contre, vous pouvez faire faire une panoplie d’exercices physiques à votre chien (et à votre chat) pour améliorer ou conserver sa masse musculaire et la santé de ses tissus; tendons, ligaments, os et cartilages. Ajouter des obstacles à contourner ou à franchir lors de sa promenade quotidienne contribuera déjà à stimuler davantage l’effort musculaire. 

Ajuster vos « jeux » à la taille de votre animal, à son âge et à sa condition physique en général. Vous serez surpris de sa motivation. Tout comme pour l’humain, l’exercice chez les petits animaux améliore leur santé physique et a un effet psychologique sur leur moral.

L'équipe de la Clinique vétérinaire St-Augustin-de-Mirabel sera à la journée canine "Bouger avec son chien" ce samedi 9 juin au Parc régional éducatif bois de Belle-Rivière! Détails : https://www.facebook.com/events/289356794930662/