mercredi 6 juin 2018

L’exercice physique, bon aussi pour les petits animaux

Les animaux ont eux aussi besoin de faire de l’exercice, car l’immobilisation ou le non-usage du corps entraîne des effets négatifs sur les tissus. Les muscles s’atrophient. Les ligaments et tendons deviennent plus raides et perdent de leur élasticité. Les os peuvent devenir plus faibles et plus cassants. Les articulations sont moins souples et leur amplitude de flexion et d’extension est plus petite. Les cartilages s’amincissent et absorbent moins bien les chocs.  L’endurance cardio-respiratoire diminue.

Faire de l’exercice quotidiennement protège de ces méfaits.  Mais que considère-t-on comme étant de l’exercice chez les petits animaux?

Crédit photo : Marcus Benedix sur Unsplash
Si une marche de 30 minutes par jour est reconnue comme un exercice modéré chez l’humain, pour un chien il ne s’agit que d’une dépense énergétique minime.

Comparons nos deux métabolismes, humain et canin, à ceux d’animaux sauvages dont nous sommes génétiquement proches, soit le singe pour l’humain et le loup pour le chien. 

Dans la nature, pour se nourrir les loups doivent chasser et courir de longues distances.  Leur organisme est conçu en conséquence. Même si l’exercice est très exigeant, leur métabolisme peut le tolérer sans s’amaigrir ou s’affaiblir. S’il fallait qu’un loup maigrisse dès qu’il se met à courir, l’espèce ne serait pas viable. 


Les singes au contraire se déplacent lentement pour se nourrir. Il cueille des fruits et des noix, ce qui est l’essentiel de leur diète. Donc le métabolisme d’un singe (ou d’un humain) qui se met à marcher rapidement ou à courir tous les jours va réagir en brûlant des calories. Pour un primate (grand singe, orang-outang, gorille, humain), il s’agira d’un exercice digne de ce nom. Mais pour un canidé, c’est beaucoup moins le cas. 

Lorsqu’il marche, le chien ne dépense pas beaucoup d’énergie, son poids étant porté par ses quatre  membres. Et l’amplitude de l’enjambée nécessaire au déplacement n’est pas maximale. Le trot et bien sûr le galop à la course sont des allures bien plus efficaces et considérées comme de « vrais exercices ».  

Par contre, vous pouvez faire faire une panoplie d’exercices physiques à votre chien (et à votre chat) pour améliorer ou conserver sa masse musculaire et la santé de ses tissus; tendons, ligaments, os et cartilages. Ajouter des obstacles à contourner ou à franchir lors de sa promenade quotidienne contribuera déjà à stimuler davantage l’effort musculaire. 

Ajuster vos « jeux » à la taille de votre animal, à son âge et à sa condition physique en général. Vous serez surpris de sa motivation. Tout comme pour l’humain, l’exercice chez les petits animaux améliore leur santé physique et a un effet psychologique sur leur moral.

L'équipe de la Clinique vétérinaire St-Augustin-de-Mirabel sera à la journée canine "Bouger avec son chien" ce samedi 9 juin au Parc régional éducatif bois de Belle-Rivière! Détails : https://www.facebook.com/events/289356794930662/



vendredi 27 avril 2018

Offre d'emploi

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Joignez-vous à notre équipe dynamique tout en contribuant à votre formation!


Clinique vétérinaire St-Augustin-de-Mirabel

Poste : Animalier(ière)

Heures : Temps partiel, fin de semaine et soirs
Description de tâches :     

  • Animaux en pension et mascotte : nourrir, sortir, changer les litières, soins,  etc.
  • Entretiens du chenil et de la chatterie
  • Réception (répondre aux clients, prise de rendez-vous, conseils, etc.)

Prérequis : étudiant(e) en santé animale


Envoyez votre CV au :
info@veterinairestaugustin.com
ou par fax : 450-414-1550

vendredi 26 janvier 2018

Les animaux aînés

Selon la taille et le poids correspondant à la race de votre animal, on le considérera âgé à 6 ans (très grandes races et grandes races, plus de 50 lbs /22.7 kg) ou à 9 ans (petites races et races moyennes jusqu’à 50 lbs/22.7 kg).  Ainsi, pour généraliser, nous disons que vers l’âge de 7 ans un animal de compagnie rejoint le rang des aînés.

Cela ne signifie pas, loin de là, que votre animal est un vieillard impotent!  Mais cela permet de mettre les choses en perspective et réaliser que l’espérance de vie de votre chien ou de votre chat n’est malheureusement pas la même que la vôtre et que sa santé peut changer rapidement dans une même année, puisque cela peut représenter 7 ou 8 ans en âge humain.

Plusieurs maladies de l’animal aîné peuvent passer inaperçues au début et les changements qu’elles occasionnent peuvent être difficiles à percevoir. Bien que ressentis par l’animal lui-même, ils ne sont pas assez dérangeants pour qu’il vous le « dise ».

Par exemple, ce n’est qu’au stade avancé d’un diabète que votre chien ou votre chat se mettra à boire et à uriner beaucoup et pourtant cela fait probablement plusieurs mois que la maladie se développe sans que personne ne remarque quoi que ce soit.

C’est pourquoi la prévention est si importante.  L’état de santé future de l’animal aîné dépend de la détection rapide et du traitement précoce  de la maladie. 
Un examen vétérinaire et des analyses de laboratoire peuvent identifier certains risques pour la santé avant même que ne se manifeste la maladie. 

Votre observation de l’état général de votre animal peut aussi nous aider à évaluer sa santé et à contribuer à prévenir les effets négatifs du vieillissement sur son bien-être.

Surveillez tous signes de changements au niveau de son poids, de son appétit ou de l’élimination de ses selles et urines. Observez sa peau et son pelage mais aussi son comportement et comment il se déplace. Observez s’il a de la difficulté à se lever, à sauter ou à grimper.

Prévenez-nous de tout changement avant qu’il ne devienne sérieux.  Vous êtes la personne la mieux placée pour détecter précocement les signes d’une maladie qui affecte votre animal aîné. Ensemble nous pourrons faire en sorte que cette étape de sa vie soit la meilleure possible.
        

mercredi 1 novembre 2017

Les allergies alimentaires

Les petits animaux, chiens et chats, tout comme les humains, peuvent souffrir d’allergie.  Il existe deux grandes familles d’allergie.

Les allergies environnementales  

Lors de cette condition qu’on nomme « atopie » les allergènes qui provoquent les symptômes se retrouvent dans l’environnement. Les pollens, les fleurs, le gazon, le foin, l’herbe à poux, pour ne nommer que ceux-là en sont de bons exemples. 

Les allergies alimentaires 

Font référence à une condition où l’allergène responsable est ingéré par l’animal. Il peut se retrouver dans n’importe quoi qui entre par la gueule de l’animal. Sa nourriture, bien sûr, mais aussi les gâteries commerciales ou maison, les os à mâcher, les lamelles pour les dents etc… 

Et lorsqu’un animal a un profil allergique, il peut manifester les deux types d’allergie en même temps! 

Chez les petits animaux les symptômes de l’allergie se manifestent différemment de chez l’humain. Alors que pour nous il s’agit souvent de rhinite (écoulement du nez, éternuement, yeux et gorge qui piquent, congestion nasale etc…) chez l’animal c’est la peau qui est le véhicule des symptômes. La démangeaison de la peau peut se manifester au niveau de la face, des yeux, des oreilles ou à tout autre endroit du corps de l’animal. Et cette peau fragilisée par l’inflammation peut se surinfecter et développer des dermatites bactériennes ou fongiques et des otites récurrentes. 

Lorsqu’il s’agit d’allergie environnementale, il peut être difficile, voire impossible de ne pas exposer l’animal à l’allergène en cause.  On n’a souvent d’autre recours que de traiter et attendre la fin de la saison! 
Par contre, dans le cas de l’allergie alimentaire, le traitement passe par le retrait pur et simple du coupable! 

Pour identifier cet indésirable il faut procéder à une enquête rigoureuse.  Car en matière d’allergie tout peut facilement s’emmêler et distinguer le vrai du faux devient fastidieux.   Le véritable test d’allergie alimentaire se fait par une diète d’éviction.  Cela consiste à nourrir l’animal avec une seule protéine (ou idéalement une nourriture composée de protéines hydrolysées, c’est-à-dire fractionnées de telle sorte que le système immunitaire ne puisse pas les reconnaître et ce pendant 4 à 6 semaines. Si la démangeaison disparaît ou diminue significativement, on conclue à de l’allergie alimentaire.  

Par la suite, soit on fait des essais avec différentes sources de protéines (poulet, bœuf, agneau, canard ou autres) ou on continue de nourrir cet animal avec la nourriture hypo allergène utilisée pour faire le test. 

Le début de la période hivernale est un bon moment pour effectuer le test d’allergie alimentaire. En effet, avec l’arrivée des grands froids on peut être certain qu’il n’y a plus dans l’air d’allergènes environnementaux qui viendrait fausser les résultats. 

vendredi 1 septembre 2017

L’enfant et l’animal

Un compagnon à quatre pattes peut jouer un rôle important dans le développement affectif d’un enfant. Les psychologues s’accordent pour le dire.  « L’animal de compagnie est le réceptacle des peines et des joies de l’enfant » (parole du célèbre pédiatre et psychanalyste anglais Donald Winnicott).  L’animal est un ami qui ne juge pas. L’enfant peut se confier à lui, lui parler, jouer avec lui. Il aura toujours une « grande » oreille attentive! L’enfant qui prend soin de son animal en le brossant, le nourrissant ou en le promenant se responsabilise.  Des études ont montré que ces expériences augmentent  sa confiance et son estime de soi.

La garde d’un animal familier aiderait l’enfant à traverser des périodes difficiles comme une maladie ou des difficultés familiales.  De plus pour certains enfants timides, le contact avec un animal de compagnie est l’occasion de s’ouvrir sur le monde extérieur.

La relation affective qui lie un enfant à son animal de compagnie est souvent très forte.
Mais attention, tous ces avantages affectifs impliquent aussi des responsabilités.   Les animaux domestiques ne sont pas des jouets, des poupées inanimées. Ce sont des êtres vivants et l’enfant doit apprendre à les respecter comme tels. Il doit comprendre que son animal a des droits et des besoins. Il faut qu’il respecte son sommeil, ses repas.  L’enfant doit comprendre aussi qu’un animal a des dents et des griffes et qu’il pourrait s’en servir si on le maltraite. Ainsi l’animal devient un moyen pour l’enfant d’apprendre la patience et le respect de la vie.

Toutefois, les petits enfants de moins de 6 ans sont incapables de décoder le langage corporel ou vocal d’un chien ou d’un chat. Ils n’interpréteront pas les retroussements de babines, les grognements ou feulements comme un avertissement d’arrêter d’interagir.  Il est donc important de superviser les jeunes enfants en présence d’un animal et de très tôt leur enseigner le respect.

Apprendre au chien de la maison à tolérer n’importe quels comportements de la part d’un enfant n’est pas une bonne idée. Il vaut mieux que le petit apprenne à respecter le chien car s’il croit qu’il peut tout se permettre sans problème, il fera la même chose avec un animal inconnu et risquerait de se faire mordre.

L’enfant doit aussi comprendre qu’un animal âgé peut souffrir, être fatigué ou être moins patient. J’aime bien dire aux enfants qui accompagnent leur parents lors des consultations, que leur vieux chien est un grand-papa chien ou leur vieille chatte une grand-maman chatte.

Et lorsque l’inévitable surviendra, la perte d’un animal peut prendre la forme d’un apprentissage de la mort et du deuil. Son compagnon jusqu’à la fin, permettra à l’enfant d’exprimer ses émotions et d’apprivoiser cette étape douloureuse qui fait aussi partie de la vie.

mardi 1 août 2017

Le coup de chaleur !

Les grandes chaleurs estivales sont des périodes à risque pour souffrir d’un coup de chaleur! Pour les chiens comme pour les humains on doit faire preuve de prudence pendant les journées chaudes de l’été. Les races de chiens dites brachycéphales comme les boxer, bulldog, pug, shih tzu etc…y sont particulièrement sensibles. Car leurs voies respiratoires supérieures sont déjà un peu compromises par leurs conformations particulières. De même, les très jeunes chiots, les chiens gériatriques, les chiens obèses, ceux à poils longs et foncés ont un risque plus élevé d’en être atteint.

Le coup de chaleur est une condition urgente et dangereuse pour la vie de l’animal.  Consulter immédiatement votre vétérinaire si vous soupçonner que votre chien fait un coup de chaleur.  Les symptômes sont les suivants : 
faiblesse extrême, inconscience, halètement excessif, peau chaude, perte de connaissance, effort respiratoire, bruits respiratoires. Noter que tous les signes ne sont pas toujours tous présents. 

La température normale d’un chien se situe entre 38.2° C et 39.2°C. Lors d’un coup de chaleur celle-ci peut s’élever à plus de 40°C à 43°C.  À de telles températures plusieurs complications surviennent dans l’organisme tant au niveau sanguin, pulmonaire, cardio vasculaire, rénal et neurologique. Les cellules subissent de sévères dommages et la mort peut rapidement survenir.

Par contre, si l’animal s’en sort, il garde rarement des séquelles permanentes de l’épisode sauf peut-être une prédisposition à faire d’autre coup de chaleur. 

Des mesures de refroidissement doivent être instituées le plus tôt possible. Le contraste de température ne doit pas être trop brusque. N’utiliser pas de frigo ou climatiseur ni directement de glaçons sur la peau. Envelopper l’animal avec des  serviettes humides froides et diriger vous le plus rapidement possible dans  une clinique vétérinaire. 

La prévention est toujours le meilleur moyen d’éviter le coup de chaleur. NE LAISSEZ JAMAIS UN ANIMAL DANS UNE VOITURE AUX FENÊTRES FERMÉES! C’est la cause la plus fréquente de coup de chaleur. Même si le temps  extérieur vous semble clément, la température dans un habitacle de voiture peut grimper très rapidement.  De même évitez les exercices prolongés et intenses par journées chaudes particulièrement si votre animal est une race à risque. 

jeudi 1 juin 2017

L'identification par micropuce

La perte ou le vol d’un animal est toujours un événement dramatique.  À chaque jour, de petits animaux, chiens et chats  sont retrouvés et amenés  dans des refuges. Malheureusement, il arrive trop souvent que l’on ne puisse les identifier et les rendre à leur propriétaire. Ils sont alors mis en adoption ou, pire, finissent euthanasiés car les refuges et autres S.P.A. ne les gardent en général que 3 à 7 jours.

Il est donc très important d’agir rapidement dans les 48 heures suivant la fugue de votre animal :
  1. Informez-vous auprès de votre municipalité (et des  municipalités voisines) afin de savoir quel organisme gère les animaux errants dans votre secteur.
  2. Contactez cet organisme responsable pour les informer de la perte de votre animal.
  3. Donnez une bonne description de votre animal et fournissez- leur même une photo.
  4. Contactez aussi les cliniques vétérinaires avoisinantes en laissant les coordonnées pour vous joindre si on leur signalait un animal retrouvé correspondant à la description que vous leur aurez laisser.
  5. Publiez la photo, la description et les circonstances de l’événement sur notre page Facebook « animaux perdus à Rosemère »

Évidemment, si votre animal est identifié d’une façon ou d’une autre, cela facilitera et accélèrera son retour auprès de vous. Les moyens classiques d’identification sont bien sûr les médailles accrochées à son collier. Vous pouvez lui fournir une médaille personnalisée avec son nom et votre numéro de téléphone par exemple. Certaines municipalités obligent l’achat d’une médaille numérotée au nom de la ville. De plus, si votre animal est vacciné contre la rage, la clinique vétérinaire vous remet une médaille qui nous permet de vous retracer grâce au numéro qui y figure.

Certains éleveurs feront tatouer leurs chiots avant de les vendre. Ils portent ainsi une identification permanente et efficace. Mais c’est là une méthode qui tend à disparaître au profit de la pose d’une micropuce électronique. Le procédé est en effet plus rapide, moins douloureux et moins coûteux.

La micropuce n’est pas plus grosse qu’un grain de riz et est introduite sous le derme avec une aiguille entre les omoplates de l’animal. Une anesthésie locale est alors nécessaire, mais une fois en place elle ne procure aucun inconfort. Grâce à un lecteur de micropuces, un simple balayage de la région nous permet de lire le numéro de série qui correspond à votre dossier et vous identifie comme propriétaire.

L’identification par micropuce est obligatoire pour l’entrée dans certains pays européens. Si vous voyagez avec votre animal, il est préférable de vous en assurez.

Les chats sont peu tolérants au collier et encore moins si on y accroche une médaille. Ils ont tôt fait de retirer le tout avant d’aller gambader en ville! L’identification par micropuce est idéale pour eux.

L’identification par micropuce est un moyen simple, efficace et peu coûteux qui peut aider à retrouver votre compagnon s’il est perdu.  À la clinique vétérinaire Rosemère, nous procédons régulièrement à la pose de micropuce.  Notre lecteur de micro-puces est certifié pour la lecture de la plupart des puces électroniques. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou pour prendre rendez-vous.

Si votre animal doit subir une chirurgie ou une quelconque intervention sous anesthésie générale comme un détartrage par exemple, nous vous offrons  d’en profiter pour lui faire installer une micropuce.  L’anesthésie locale ne sera pas nécessaire à ce moment-là, réduisant le coût global de l’installation de 30$. De plus, comme à la clinique vétérinaire Rosemère nous voulons encourager ce type d’identification pour prévenir les tristes histoires de pertes d’animaux non retrouvés, le prix de l’installation est réduit de 80.00$ à 50.00$ si combiné à une anesthésie générale pour une autre intervention.