lundi 19 avril 2021

Enfin le beau temps!

Les rayons chauds du soleil printanier nous font revivre et nous émerveillent, probablement de manière encore plus importante que jamais cette année. Grâce à nos petits compagnons à quatre pattes, enjoués, fidèles et toujours à nos côtés, nous avons pu passer avec bonheur cette période froide et recluse qui vient de s’achever. Désormais, le beau temps permet à tous de respirer et s’amuser à l’extérieur. Afin de profiter pleinement de cette saison qui nous offre une bonne dose de liberté, c’est maintenant à notre tour de prendre soin de nos animaux familiers afin qu’ils puissent, eux aussi, profiter de cette saison agréable en toute sécurité. 

Avec la belle température, des passagers clandestins indésirables peuvent assaillir votre petit protégé : 

  • Ces puces qui piquent! 
  • Que dire des tiques?
  • Et cette Lyme zoonotique! 
  • Ces mites qui irritent! 
  • Et les affreux parasites et leurs entérites! 

Rien de bien enviable! 

Demeurez les meilleurs alliés de vos petits amis poilus en leur offrant la meilleure protection qui soit selon leurs habitudes de vie. Votre vétérinaire se fera un plaisir de vous conseiller la prévention la mieux adaptée aux besoins de votre compagnon favori. 

N’hésitez pas à nous contacter! À vous et vos protégés, une belle saison ensoleillée! 



lundi 22 mars 2021

COVID-19: PASSAGE EN ZONE VERTE, QUOI DE NEUF À LA CLINIQUE VÉTÉRINAIRE

14 juillet 2021

Avec le passage en zone verte de notre région, plusieurs s’interrogent à savoir quelles sont les nouvelles procédures en usage à la Clinique vétérinaire Rosemère et ce questionnement est fort à propos. Ce pas vers un peu plus de liberté est certes agréable en cette belle période estivale, toutefois l’Ordre des médecins vétérinaires, au cœur de sa toute dernière publication quant aux recommandations à suivre en lien avec la COVID, convie les vétérinaires à demeurer prudents. 

Afin de rendre votre visite plus humaine, nous désirons cependant alléger les procédures à suivre bien que nous conservions ce souci de vous protéger de la meilleure façon qui soit. 

À cette fin, certaines règles demeurent d’usage à l’intérieur, telles que : 
  • Le port du masque qui est toujours en vigueur pour les employés et notre clientèle.
  • La désinfection des mains reste obligatoire à l’entrée et à la sortie.
  • Un seul membre de la famille sera admis pour accompagner notre petit patient à l’intérieur. 
  • L’Ordre nous demande d’éviter d’être en contact étroit avec nos visiteurs pour une période prolongée, c’est pourquoi nous continuons à vous convier de bien vouloir patienter à l’extérieur lors de l’examen de votre petit protégé.
  • Afin de respecter la distanciation, nous considérons important de continuer à limiter le nombre de personnes à la réception de la clinique à 4. Ceci respecte le mètre de distance désormais accepté. 
Ce qui change : 
  • Vous n’êtes plus tenus de nous appeler à votre arrivée pour votre rendez-vous. Vous pouvez entrer comme à l’habitude, pourvu qu’il y ait moins de 4 personnes dans l’établissement. 
  • Lorsque l’examen sera terminé, nous vous convierons dans la salle de consultation afin de vous donner un compte-rendu complet de la visite de votre petit animal. 
  • Les analyses complémentaires à l’examen (bilans sanguins, radiographies ou tout autre moyen diagnostic nécessaire) seront effectuées en présence du vétérinaire et d’un(e) technicien(ne) en santé animale. Il en sera de même pour les traitements à effectuer. 
Nous sommes conscients que ces procédures demandent encore votre collaboration et nous vous remercions de votre compréhension à cet égard. 

La pandémie a contribué à ralentir notre fonctionnement, à nous retarder quant à nos procédures de médecine préventive et à une augmentation de nos nouveaux patients puisque plusieurs d’entre vous ont trouvé du réconfort grâce à nos petits animaux. Notre personnel tente le mieux possible de pallier cette demande accrue avec un nombre restreint d’effectifs, tout en faisant en sorte de maintenir une médecine de qualité. Nous ne pouvons donc malheureusement pas répondre à toutes les demandes et devons, lorsque nécessaire, vous proposer des alternatives pour le bien-être de vos compagnons. 

Sachez que nous faisons tout en notre possible pour être présents pour vous en cette période dans la mesure de ce qui est humainement possible pour notre personnel essoufflé suite à cette année particulière. Nous apprécions votre patience et votre compréhension envers les membres de notre équipe. Nous sommes heureux de vous retrouver peu à peu avec vos petits compagnons, un pas à la fois. 

Bonne et belle saison estivale! Passez d’excellentes vacances bien méritées auprès de vos compagnons poilus! 

L’équipe de la Clinique vétérinaire Rosemère 

lundi 7 décembre 2020

Les fêtes en sécurité pour votre animal de compagnie

En cette période des fêtes plutôt particulière cette année, peut-être aurez-vous le goût d’égayer plus que jamais ce moment de l’année pour pallier au manque de magie liée à cette absence de rencontres familiales qui donnent normalement de la couleur à ces réjouissances. Cependant, malgré toutes ces bonnes intentions de vouloir rendre ces fêtes agréables dans les circonstances actuelles, prenez soin de penser aux conséquences sur votre petit compagnon favori. En voici donc un rappel. 


Friandises : Bien que le chocolat et les fruits séchés fassent partie intégrante des gâteaux et gâteries des Fêtes, prenez soin de tenir votre petit animal loin du chocolat, des noix de macadam, des raisins frais ou secs et de certaines pâtisseries contenant des édulcorants ( xylitol ). Notez que le xylitol peut aussi être contenu dans le beurre d’arachides et, comme vous le savez, plusieurs chiens en sont friands! Cet édulcorant peut entraîner une insuffisance hépatique chez votre compagnon. 

Décorations : Il est attrayant pour un animal enjoué de grimper dans l’arbre, prendre vos décorations de verre pour des jouets et croquer les fils électriques; idéalement, sécurisez solidement votre arbre à sa base, éviter les décorations fragiles et camoufler vos fils électriques. Fixer adéquatement vos couronnes et autres décorations. 

Déchets : Disposez de vos ordures au fur et à mesure pour éviter les tentations d’une carcasse de dinde ou d’un ruban d’emballage qui peuvent causer obstruction au niveau de l’estomac ou de l’intestin de votre ami. 

Feux : Les feux de foyer et les bougies sont bien jolis, mais peuvent faire des ravages en un simple coup de queue ou de patte. Tenez votre animal de compagnies loin de ces risques de brûlures ou d’incendies. 

Plantes de saison : Certaines plantes de saison telles l’amaryllis, le gui, le houx, l’if japonais, le poinsettia, bien que complétant magnifiquement le décor, détiennent des effets toxiques pour votre animal. Ces végétaux entraînent surtout des inconforts digestifs ( nausées, vomissements, diarrhées notamment ); l’if peut, quant à lui provoquer des problèmes cardiaques. Gardez-les donc hors de portée de vos petits protégés. 

Nourriture : Bien que ce soit le temps des fêtes pour tous, ne pliez pas aux demandes de votre compagnon pour l’obtention de quelques restes de tables. Les excès de gras peuvent être nocifs pour les organes de digestions de ce dernier et les os sont déconseillés puisqu’ils peuvent créer obstruction au niveau du système digestif. Quant aux boissons alcoolisées, les garder hors de portée. Une gorgée de ces attrayants punchs alcoolisés entraîne une dépression du système nerveux qui peut aller jusqu’au coma et décès de votre bien-aimé. Il faut avouer que les fêtes 2020 ne se porteront pas aux grandes festivités et il y aura moins de risques de ce côté, mais mieux vaut prévenir. 

Guirlandes et rubans : Les chats, petits et grands, aiment bien jouer avec tout ce qui est linéaire pour finir par avaler le fameux jouet improvisé. Cet écart oblige normalement une visite chez votre vétérinaire et une intervention chirurgicale afin de retirer le corps étranger de l’intestin de votre ami. Si possible, éviter l’accès à de telles décorations ou les omettre de vos sapins et couronnes. 
Additifs: Si vous avez un sapin naturel, vos petits animaux boiront certainement dans l’eau de ce dernier, éviter d’y ajouter des additifs chimiques nocifs. 

Porte : La porte ne s’ouvrira probablement pas sur des invités cette année, mais possiblement sur quelques livreurs de cadeaux ou nourriture arrivant à l’improviste, tenez votre petit compagnon loin de cette dernière afin d’éviter de le perde la veille de Noël et, ainsi, faire en sorte que le cadeau livré devienne une catastrophe plutôt qu’une source de joie! 

Nous souhaitons que ces petits rappels vous aident à passer un merveilleux Noël avec vos amis fidèles. Nous espérons qu’ils mettent de la joie longtemps au cœur de vos foyers! 

L’équipe de la clinique vétérinaire Rosemère.

lundi 13 janvier 2020

Bonne année!

Bonne Année 2020 de la part de la Clinique vétérinaire Rosemère!


Toute l’équipe de la Clinique vétérinaire Rosemère tient à vous transmettre tous ses meilleurs vœux pour 2020.


En cette nouvelle décennie qui s’annonce, nous désirons vous faire part qu’un nouveau visage est désormais à la tête de la clinique: Docteure Nathalie Bousquet, depuis le 1er janvier 2020, a pris la relève de la Docteure Joanne Corbeil. Auprès des Docteures Hélène Corbeil et Caroline Gagnon, Docteure Bousquet se fera un plaisir de vous accueillir avec vos petits protégés au cœur d’une pratique qui désire demeurer près des gens et dévouée au bien-être de vos compagnons à quatre pattes.  

Nous tenons à remercier Docteure Joanne Corbeil pour son dévouement pendant ces nombreuses années au cœur de l’établissement. Elle s’est investie corps et âme pour offrir les meilleurs soins pour vos animaux de compagnie et c’est dans cette optique que nous souhaitons poursuivre son œuvre.  

Plusieurs événements seront au rendez-vous au cours des prochains mois à la Clinique vétérinaire Rosemère, nous vous convions donc à demeurer à l’affût sur notre page Facebook et au sein de différentes publicités qui seront publiées.  

Au plaisir de vous rencontrer avec vos petits protégés!

Que la santé soit au rendez-vous pour 2020!

Toute l’équipe de la Clinique vétérinaire Rosemère.

lundi 23 septembre 2019

Les professions de médecins vétérinaires et de techniciens(nes) en santé animale

Le vétérinaire c'est le médecin des animaux, bien sûr, mais être vétérinaire c'est aussi être le chirurgien, le dermatologue, l'ophtalmologiste, le dentiste, l'orthopédiste, le cardiologue, l'anesthésiste, le pharmacien, etc… et même le psychologue des animaux.

La formation, à la faculté de médecine vétérinaire de l'université de Montréal à St-Hyacinthe, implique l'étude de tous les animaux. Les petits tels que les chiens, chats, furets, lapins, hamsters etc… et les plus gros tels que les vaches, chevaux, porcs, moutons etc…

Pour former un vétérinaire "généraliste" il faut 5 années universitaires à temps plein précédées d'un diplôme d'études collégiales en science de la nature (DEC). Certains poursuivront même ces longues études pour approfondir un domaine en particulier et deviendront des "spécialistes" vétérinaires.

On compare souvent le travail du médecin vétérinaire à celui du pédiatre qui soigne les petits enfants. En effet, les animaux manifestent leurs douleurs ou malaises mais ne l'expriment pas avec des mots, tout comme les bébés humains. Ce qui parfois peut compliquer la tâche du vétérinaire au moment du diagnostic.

On prétend aussi que diagnostiquer une maladie chez un animal est une véritable enquête policière. On examine, on évalue, on fait référence à nos connaissances, on cherche des indices, on fait des tests et finalement, parfois par élimination, on avance des hypothèses. De la plus probable, à la moins évidente ou à la plus rare, c'est ce qu'on appelle le diagnostic différentiel. Et puis, on conseille, on explique, on recommande aux propriétaires des animaux, les meilleures choses possibles pour leur petites bêtes adorées.

Travailler avec des animaux demande de la patience et de la prudence. Ils peuvent être souffrant ou avoir peur et donc réagir en conséquence. Pour examiner et soigner un animal en toute sécurité et efficacement, le vétérinaire est épaulé par son assistant(e), le(la) technicien(ne) en santé animale.

L'équivalent de l'infirmier(e) en médecine humaine, le(la) technicien(ne) aide à la contention des animaux, effectue les prélèvements sanguins, urinaires ou autres et procède aux analyses de laboratoire.

La formation d'un(e) technicien(ne) en santé animale est de 3 années collégiales. Alors que la médecine vétérinaire ne se donne qu'à la faculté de médecine vétérinaire à St-Hyacinthe, le DEC en santé animale est offert dans plusieurs CEGEP au Québec.

Le (la) technicien(ne) a aussi un rôle important au niveau de l'information de la clientèle. Il (elle) est apte à répondre à de nombreuses questions sur la santé, le comportement, l'alimentation et l'hygiène des animaux. Leurs conseils sont pertinents et appréciés des propriétaires d'animaux.

Le (la) technicien(ne) est un(e) assistant(e) essentiel(le) au moment des chirurgies. Il (elle) font la surveillance de  l'anesthésie à l'aide des différents moniteurs, s'occupe de la stérilisation des instruments chirurgicaux et supervise le réveil du patient, entre autres tâches.

Le (la) technicien(ne) voit aussi à l'entretien des divers appareils de laboratoire de la clinique. 

Les professions de vétérinaires et de techniciens(nes) en santé animale sont des métiers extrêmement stimulants. Jamais 2 journées ne sont exactement semblables. Chaque visite d'un animal est unique. Certains de nos patients sont exubérants et enjoués malgré leur problème, d'autres sont craintifs, d'autres encore sont faibles et souffrants. Mais il n'y a rien de plus valorisant pour toute l'équipe d'une clinique vétérinaire que de voir se rétablir un animal grâce à nos soins. La gratitude des propriétaires qui reconnaissent nos efforts et notre amour de la médecine vétérinaire est notre plus grande récompense!

par Joanne Corbeil, dmv, CCRP

lundi 25 mars 2019

Maladies transmises par les tiques et moustiques


Avec la belle saison, nous arrive comme à chaque année, le moustique, notre fameux maringouin et sa non moins  désagréable collègue, la tique.  Outre que ces deux affreux nous empoisonnent la vie estivale c’est surtout à cause de leur rôle de transporteurs de bactéries et de parasites qu’il faut s’en inquiéter.

La maladie du ver du cœur est transmise par un moustique qui s’est infecté en piquant un chien atteint.  Il transporte les larves avec lui et les injecte à un autre animal au moment de sa piqure.  Les larves deviennent adultes et finissent par envahir le cœur et les artères du chien.  Ces vers adultes se reproduisent  et les femelles libèrent de nouveaux microfilaires (bébés vers)  dans son sang.  Alors si un autre moustique pique ce chien, le cycle recommence. 

Même si au départ le chien infecté ne manifeste pas de symptôme,  cette accumulation de vers dans le cœur peut mener à une insuffisance cardiaque et à la mort.

La maladie de Lyme est causée par une bactérie transportée cette fois par une tique.  La tique porteuse qui mord un animal lui transmet la maladie.  Les symptômes de cette maladie sont de la fièvre, une perte d’appétit et des boiteries avec enflures des articulations.  La maladie peut évoluer vers une atteinte des reins et être mortelle.

Heureusement, ces deux terribles maladies peuvent être détectées et si traitées rapidement, les chances de rétablissement sont excellentes. Un simple test avec quelques gouttes de sang nous donne un résultat rapide. 

Dans le cas de la maladie du ver du cœur une médication préventive donnée une fois par mois durant la période à risque (été et automne au Québec) est possible.

Agissez de concert avec nous pour détecter rapidement une infection car une intervention précoce est essentielle à la bonne santé de votre animal. Ainsi, si  votre chien a été exposé à ces maladies nous pourrons rapidement mettre en place un traitement. 

lundi 15 octobre 2018

Réflexions vétérinaires au sujet du cannabis

La légalisation du cannabis nous oblige, en tant que vétérinaires, à réfléchir à 2 aspects de la question.



Question #1 - Est-ce que le cannabis médicinal peut être utilisé en médecine vétérinaire?

La possibilité de l’usage du cannabis médicinal chez les animaux suscite l’intérêt de la profession vétérinaire et des propriétaires d’animaux. En médecine humaine le cannabis est utilisé comme antibactérien, antioxydant, pour le traitement de l’anxiété, le soulagement de la douleur et pour combattre les nausées, vomissements et démangeaisons. Il peut donc être prescrit dans le cas de  certains cancers, lors de chimiothérapie, dans les cas d’arthrose, d’épilepsie et de certaines maladies inflammatoires intestinales.

Poser l’hypothèse que le cannabis peut être utilisé chez les animaux pour les mêmes conditions et avec les mêmes effets, c’est faire un raccourci dangereux. On ne peut pas extrapoler en pharmacologie animale à partir d’études sur les humains.

En médecine vétérinaire, nous savons qu’il y a beaucoup de médicaments qui ne conviennent pas à une espèce animale alors qu’ils fonctionnent très bien dans le cas d’une autre. Qu’une même molécule ne sera pas efficace à la même dose chez le chat et le chien par exemple. Qu’un médicament anodin chez l’humain peut être risqué chez nos petits animaux. Citons le cas de notre très efficace acétaminophène, qui peut faire mourir un chat et rendre un chien très malade, voire le tuer dépassé un certain dosage.

Pour obtenir l’approbation ou l’homologation d’une molécule par la direction des médicaments vétérinaires, les compagnies pharmaceutiques doivent démontrer au moyen d’études que celle-ci est sécuritaire et efficace dans telles conditions et à telles doses.

L’usage médical du cannabis a peu été le sujet de recherches sérieuses et d’études probantes sur son efficacité dans le traitement chez les animaux. Le fait que le cannabis est illégal rend ces études plus complexes à réaliser. Maintenant qu’il deviendra légal au Canada, on peut espérer que cette situation changera et que bientôt nous aurons à notre disposition des faits objectifs appuyant l’usage (ou le non-usage) du cannabis chez l’animal et dans quelles conditions particulières et à quels dosages bien précis.

D’ici là, les vétérinaires québécois n’ont aucune façon légale et éthique de le prescrire. 

Question #2 - La légalisation du cannabis augmentera-t-elle les intoxications chez les petits animaux de compagnie?

Les états américains où le cannabis a été légalisé ont vu leurs statistiques  de cas d’intoxications augmenter.

L’accès accidentel au cannabis, surtout s’il est dissimulé dans une nourriture comme un biscuit ou un muffin, sera facilité. De même que l’exposition à la fumée secondaire sera possible dans les demeures québécoises.

Par contre, les propriétaires seront peut-être davantage à l’aise de le déclarer à leur vétérinaire lors de l’examen de leur animal.

Le danger d’intoxication peut aussi survenir si un propriétaire tente de « soigner » son animal avec du cannabis, surtout s’il s’agit de cannabis récréatif, plus élevé en THC.

En tant que vétérinaire, on ne peut que mettre en garde contre  cette pratique abusive. Car bien que l’intoxication au cannabis soit rarement mortelle, elle entraîne des symptômes désagréables pour l’animal et des risques pour sa santé.

Les signes cliniques de l’intoxication sont d’abord neurologiques :

Perte d’équilibre, désorientation, hyperesthésie (réaction exagérée à un stimulus normal), léthargie ou hyperactivité, vocalisations, dilatation des pupilles, hyper ou hypothermie, perte de conscience, coma et plus rarement la mort.

Il peut y avoir aussi vomissements, incontinence, bradycardie ou tachycardie (fréquence cardiaque trop lente ou trop rapide).

Les signes peuvent mettre de 5 à 30 minutes à apparaître, mais durer de 18 à 72 heures. 

Les cas les plus sévères peuvent nécessiter des soins de support médicaux.  Selon l’âge et l’état de l’animal, cela peut entraîner des complications et des risques pour sa santé.

Si cette nouvelle disposition légale du cannabis entraîne son lot de questionnements aux politiciens, policiers, éducateurs et médecins humains, nous, les vétérinaires, avons aussi à nous pencher sur ce dossier afin de bien répondre à notre clientèle, mais surtout, afin de bien soigner nos patients.


Sources : 
Veterinary Practice news Canada, vol 1, no 1, sept 2018, 
Le Vétérinarius la revue de l’OMVQ, vol 34, no 4, automne 2018 
Blackwell’s Five minute Consult Clinical Companion: Small Animal Toxicology, second ed. 2016